Communiqué de presse à l'occasion de la semaine de sensibilisation aux antibiotiques (Belpork)

Belpork, toujours précurseur dans l’enregistrement et le contrôle de l’usage des antibiotiques dans le secteur porcin

Le Registre AB, le programme de contrôle de l’usage des antibiotiques dans l’élevage porcin, existe depuis plus d’un an et demi. Ce projet a vu le jour début 2014, sous la houlette de l’asbl Belpork, et il permet à chaque participant de mieux contrôler son usage des antibiotiques. En outre, l’usage des antibiotiques de chaque éleveur porcin est comparé à celui de tous les autres participants.

En 2016 également, Belpork conservera son rôle de pionnier, avec entre autres une évaluation des vétérinaires, une extension à tous les éleveurs porcins et une approche ciblée des gros consommateurs dans le cadre du cahier des charges Certus. La possibilité d’extension au secteur de la volaille est à l’étude. Belpork contribue, avec le projet du Registre AB et la prise de mesures d’autorégulation, à une réduction de l’usage des antibiotiques dans l’élevage porcin.
Les enregistrements AB en hausse  

A l’heure actuelle, l’usage des antibiotiques est enregistré dans plus de 3.300 élevages porcins de Belgique. Cela représente 66% du nombre total d’entreprises porcines du pays, et 75% du cheptel porcin total. Chaque éleveur porcin affilié au système de qualité Certus, CodiplanPlus Porcs et/ou Colruyt participe automatiquement au programme de contrôle via le cahier de charges qu’il respecte. Plus de 249 opérateurs – principalement des cabinets vétérinaires, mais aussi des fabricants d’aliments pour animaux et des pharmacies – enregistrent chaque mois les antibiotiques fournis dans l’application en ligne.

En décembre 2014, les données collectées ont été analysées pour la première fois, et un rapport d’exploitation a été rédigé pour le premier semestre 2014. Un deuxième rapport a suivi en juin 2015, couvrant toute l’année 2014. Un troisième rapport d’exploitation a été publié en décembre 2015, pour la période de janvier à juin 2015. Il est donc possible de voir l’évolution d’une entreprise par rapport à l’évolution des autres. Enfin, Belpork prévoit de lancer le rapport pour les vétérinaires en 2016. Par analogie avec les éleveurs porcins, il y aura également une évaluation mutuelle, basée pour les vétérinaires sur leur comportement de prescripteurs d’antibiotiques. Pour le rapport au niveau des producteurs primaires comme au niveau des vétérinaires, Belpork a conclu un contrat de prestation de services avec l’unité scientifique d’analyse des données de l’AMCRA, le centre belge de connaissance pour tout ce qui concerne l’utilisation et les résistances aux antibiotiques chez les animaux.

En 2016, nous irons encore plus loin : le Registre AB sera étendu à plusieurs points de vue. La relation entre l’éleveur porcin et le vétérinaire de guidance sera renforcée par la transmission automatique, entre eux, des rapports d’analyse. Le système sera également accessible aux éleveurs porcins qui ne participent pas à un système de qualité, afin qu’ils puissent, sur une base volontaire, participer eux aussi au contrôle. En parallèle, nous travaillons à une proposition d’ouvrir le Registre AB aux entreprises de volaille. Le principal point d’attention à cet égard concerne les agriculteurs, qui à l’avenir pourront faire appel à ce système pour transmettre automatiquement leurs données aux autorités (SANITEL-MED) dès que l’enregistrement des antibiotiques sera rendu obligatoire par la loi. Cela permettra d’éviter une double saisie.


Belpork implémente des mesures d’autorégulation complémentaires

Le 1e janvier 2016, il y aura une actualisation du cahier des charges Certus. La lutte contre les résistances aux antibiotiques demeure une priorité. L’asbl Belpork a de ce fait décidé de mettre en œuvre plusieurs mesures d’autorégulation supplémentaires.

Les prescriptions d’aliments pour animaux contenant des antibiotiques, ainsi que toutes les fournitures de moyens antibactériens pour le stock de l’entreprise Certus ne peuvent plus être faites que par le vétérinaire de guidance ou son remplaçant. Les gros consommateurs sont obligés de prendre des mesures permettant de réduire l’usage des antibiotiques, et l’utilisation des produits de la catégorie rouge, selon les codes de couleurs de l’AMCRA, n’est plus possible que dans des conditions très strictes.